Pour un gouvernement mondial des travailleurs, pour le socialisme. Édito de l’Internationaliste 190

Un couple britannique à la fin des années 20, portant des masques pour les prémunir de la grippe.

le 17 Avril 2020

La pandémie du covid-19 qui parcourt le monde est un révélateur de l’impasse du capitalisme financier pour l’humanité et une expression de son absurdité, de sa brutalité.

Xi Jinping, Trump, Bolsonaro, Macron…pas un gouvernement ne voulait – ni n’était en mesure – de prendre les mesures nécessaires pour protéger la population et stopper l’épidémie.

Et pour cause, malgré les précédentes épidémies (1) rien n’a été anticipé, bien au contraire. Le coronavirus survient au terme de quatre décennies de politiques d’austérité mises en œuvre avec opiniâtreté par les gouvernements de droite comme « de gauche », politiques qui se sont traduites par des économies toujours plus importantes sur la santé et l’éducation, désignées par l’OMC (Organisation Mondiale du Commerce) comme devant être les marchés du 21ème siècle.

La santé a été victime d’un sabotage en règle organisé par ceux qui voulaient en finir avec les organismes de santé publique et des systèmes de sécurité sociale partout où ils existaient. »(voir notre déclaration Coronavirus : un symptôme de la barbarie capitaliste )

Faire payer la crise et la dette aux travailleurs

Alors que la crise économique et financière était présente bien avant le covid-19 et que la bulle spéculative qui n’avait cessé de grossir depuis 2007 était prête à exploser, gouvernements et patronats du monde voudraient nous faire croire aujourd’hui que le covid-19 à lui seul est le responsable de tous les maux, en particulier de l’explosion du chômage et des dettes publiques.

Rappelons simplement qu’en 2007, pour sauver les banques de la crise des subprimes, les États bourgeois n’ont pas hésité à recapitaliser et nationaliser certaines banques sur le dos des travailleurs, à qui on demande depuis de se serrer la ceinture pour « payer la dette ».

«Le redressement sera long et il passera par le désendettement du pays», a insisté B. Le Maire, le ministre de l’économie. Une sortie gouvernementale dans la droite ligne de celle du patron du Medef. «Il faudra bien se poser tôt ou tard la question du temps de travail, des jours fériés et des congés payés pour accompagner la reprise économique et faciliter, en travaillant un peu plus, la création de croissance supplémentaire», a affirmé le patron des patrons, Geoffroy Roux de Bézieux. (voir Pendant la crise sanitaire, les affaires continuent)

Alors que les première victimes de l’épidémie sont les pauvres et les plus exploités, alors que cette épidémie accentue les contradictions de classe et aiguise celles entre les pays impérialistes, les gouvernements pro-capitalistes du monde n’ont aucun scrupule, malgré leur incurie face au virus, à se saisir du covid-19 comme d’un prétexte pour faire payer la crise du capitalisme aux travailleurs et aux peuples.

Vive la mobilisation indépendante des travailleurs !

Mais partout les travailleurs se mobilisent contre l’épidémie, contre l’incurie des gouvernements, pour le droit à la santé pour tous, exercent leur droit de retrait , et ont recours à la grève pour défendre leurs libertés et conditions de travail. Partout ils comprennent que la survie des populations dépend de la mobilisation des travailleurs eux-mêmes. (voir Partout dans le monde, les travailleurs en première ligne)

  • Annulation de la dette, pas un euro, pas un dollar pour les marchés, toutes les ressources doivent être allouées à la population !
  • Grève pour défendre nos droits et nos conditions de travail ! Interdiction des licenciements !
  • Nationalisation de la santé, réquisition des laboratoires et des cliniques privées sous contrôle des travailleurs !
  • Production de respirateurs, de masques, de gel hydro-alcoolique, de kits de test, de réactifs à hauteur des besoins !
  • Production des traitements et vaccins dès qu’ils seront disponibles, à hauteur des besoins !
  • Place au socialisme, pour la propriété collective des moyens de production et d’échange à l’échelle du monde au service de la satisfaction des besoins sociaux !

Le Mouvement Communiste Internationaliste est un cadre de discussion, d’organisation et d’action pour défendre les intérêts des travailleurs et des jeunes, rejoignez-nous !


1. De 1981 à nos jours: sida Bilan: 32 millions de morts, selon l’Onusida.
– 2013-2016 et depuis 2018: Ebola en Afrique de l’Ouest,
– 2009-2010: grippe AH1N1,
– 2002-2003 Syndrome respiratoire aigu sévère qui émerge fin 2002 dans le sud de la Chine,
– 2003-2004 La grippe aviaire qui part de Hong Kong

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