Tous à Solidaires Étudiant-e-s !

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La loi LRU, votée en 2007, et la loi Fioraso, votée en 2013, organisent la privatisation-destruction des universités. D’une part, toutes les filières jugées non-rentables sont fermées par les patrons, car ils siègent dorénavant dans les conseils d’administration des facs. D’autre part, toutes les filières jugées rentables vont voir leurs frais d’inscription exploser. Dans le même temps, chaque diplôme est individualisé, ne nous donnant plus accès à des droits collectifs dans les entreprises. Ceci permet au patronat de nous exploiter sans vergogne, et d’augmenter à nouveaux ses profits. En un mot, avec ces lois, l’université est de moins en moins un service public, et de plus en plus au service des capitalistes.

Les gouvernements successifs, responsables de cette situation, ne vont pas s’arrêter là. Leur politique pro-capitaliste les pousse à aller toujours plus loin dans la remise en cause de nos acquis et de nos droits. L’objectif étant de faire payer la crise et la dette aux travailleurs et aux jeunes. Les coupes budgétaires vont donc continuer, la hausse des frais d’inscription est donc inéluctable d’un point de vue du gouvernement(1).

Il est urgent de stopper ce processus ! Face à toutes ces attaques, il est donc capital de s’organiser collectivement. C’est pourquoi, il s’agit de construire un outil au service des étudiants et de leurs luttes.

Affiche de Solidaires étudiant contre la loi FiorasoAu vu des positions très explicites en faveur de l’abrogation des lois LRU et Fioraso, Solidaires Étudiant-e-s nous semble être une organisation qui va permettre d’aller vers la construction d’un syndicat étudiant de masse et de classe.

Solidaires Étudiant-e-s se prononce très clairement pour l’abrogation des lois LRU et Fioraso et cela peut permettre d’aller vers la construction d’un syndicat étudiant de masse et de lutte de classe.

Le rôle d’un syndicat étudiant est de défendre les conditions de vie et d’études des étudiants. Autrement dit, le syndicat défend et réunit tous les étudiants quelque soit par ailleurs leurs convictions politiques, religieuses, philosophiques. Solidaires Étudiant-e-s est donc un cadre unitaire pour lutter contre la politique réactionnaire du gouvernement.

Jusqu’en 2012, ce syndicat s’appelait SUD Étudiant. En janvier 2013, afin de faire converger le syndicalisme de lutte dans une seule organisation, il a fusionné avec la FSE (Fédération Syndicale Étudiante), pour former « Solidaires étudiant-e-s, syndicats de lutte », présents dans plus de 25 universités et grandes écoles en France. Il fait partie de l’Union Syndicale Solidaires (Sud PTT, Sud Rail, Sud Santé Sociaux…).

Indépendant du patronat et du gouvernement, Solidaires Étudiant-e-s priorise l’auto-organisation des étudiants, par le biais des assemblées générales, de la grève, et des manifestations.

Outre l’abrogation des lois LRU et Fioraso, Solidaires Étudiant-e-s revendique également le réengagement financier de l’état à hauteur des besoins, la gratuité totale de l’université, l’augmentation des bourses en nombre et en valeur. Il combat aussi le racisme, le sexisme et toute forme de discrimination.

Nous nous reconnaissons entièrement dans ces revendications. C’est pour cela que depuis la rentrée, tous les camarades étudiants du GSI-UIT se sont syndiqués dans cette organisation. C’est donc à ce processus unitaire, sur la base de la mobilisation et de la lutte, que nous nous intégrons aujourd’hui. Nous souhaitons intervenir en positif, pour aider à construire ce syndicat.

Nous appelons tous nos sympathisants, tous nos lecteurs, et tous les étudiants qui se reconnaissent dans les revendications de Solidaires Étudiant-e-s, à intégrer ce cadre unitaire. En effet, plus nous serons nombreux à être syndiqué et à militer, plus vite on pourra mettre un coup d’arrêt aux lois LRU et Fioraso !

1. Cf. dans Le Monde, la tribune de 23 vice-présidents d’université chargés des relations internationales, demandant la « réouverture des débats » sur la hausse des frais d’inscriptions des étudiants étrangers, pouvant aller jusqu’à 12 000 euros !

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