Retrait total de la Loi El Khomri : La victoire est possible
Le 31 mars nous étions 1,2 millions à manifester dans l’unité la plus large pour le retrait de la loi El Khomri. Contrairement à ce que veut nous faire croire l’Unef il n’y a rien à négocier dans ce projet de loi.
D’autre part, mercredi 30 mars, François Hollande a annoncé qu’il avait « décidé de clore le débat constitutionnel ». Cela signifie que le gouvernement a été obligé d’abandonner son projet d’inscrire dans la constitution la déchéance de nationalité et l’état d’urgence.
Depuis le 13 novembre, le gouvernement et le patronat ont instrumentalisé les attentats pour accélérer les attaques contre les droits démocratiques et les acquis ouvriers.
La constitutionnalisation de l’état d’urgence, signifiait la remise en cause du droit de réunion, du droit de grève et du droit de manifestation.
La constitutionnalisation de la déchéance de nationalité, signifiait l’instauration de sous-citoyens, privés de droit.
C’est la mobilisation des travailleurs et de la jeunesse, qui a contraint le gouvernement à reculer.
Cette victoire partielle en appelle d’autres, et nous démontre que nous pouvons obtenir la victoire totale : le retrait total de la loi El Khomri.
Nous, étudiants réunis à l’initiative du Groupe Socialiste Internationaliste, réaffirmons que nous sommes déterminés à nous mobiliser dans la plus large unité jusqu’au retrait de cette loi.
Le gouvernement tente de diviser les jeunes et les travailleurs, les travailleurs du public et ceux du privé. Nous ne sommes pas dupes.
Nous sommes tous concernés par la destruction du code du travail qui constitue un acquis de plus de 170 ans de luttes du mouvement ouvrier.
Lycéens, étudiants, nous sommes les travailleurs de demain. Notre combat est aux côtés de tous les travailleurs.
Étudiants travailleurs
Tous unis et en grève jusqu’au retrait de la loi El Khomri
Jeudi 31 mars 2016





