Contre-réforme des retraites, Macron persiste…

Dans  un  entretien  donné aux quotidiens régionaux et publié  vendredi  3 juillet, Macron  assure  vouloir aller jusqu’au bout de la contre-réforme des retraites.

Adopté le  3  mars  en  première  lecture par  l’Assemblée  nationale  avec l’aide  du  49.3,  ce  projet,  à  l’origine d’un des plus longs conflits sociaux ,  marqué par la grève historique de la RATP, avait été  suspendu  quelques  jours après  par  le  chef  de l’Etat  en  raison de la crise sanitaire. «  Il  n’y  aura  pas  d’abandon d’une  réforme  des  retraites.  Je suis  ouvert  à  ce qu’elle  soit  trans formée « 

On a vu ce que signifiait le mot « ouverture » pour Macron lors de son allocution du 14 juin 2020 : une déclaration de guerre contre la jeunesse mobilisée pour la justice, contre le racisme et les violences policières, et un soutien inconditionnel aux « forces de l’ordre » et à la répression.

Macron, n’en déplaise à une certaine « gauche » ou « extrême gauche » , comme nous l’avons affirmé lors de son élection, n’est pas un rempart contre l’extrême droite, bien au contraire.

Le pitoyable « front républicain » , les injonctions à aller voter y compris pour des candidats de droite ( Chirac, Macron ) au mépris de l’indépendance de classe, ont créé encore plus de confusion et de division dans le petit monde militant et les appareils bureaucratiques…

C’est pourquoi, en dehors des vieilles organisations institutionnelles , des millions d’individus, de travailleurs, la jeunesse, se sont révoltés et mis en mouvement contre les régimes autoritaires, contre les violences policières, pour la dignité, pour le droit à la santé, à l’éducation…

Et la première expression de ce rejet en France, qui mine la légitimité de la 5 ème République et ses partis institutionnels ( qui participent aux élections) c’est l’abstention massive.

Les directions syndicales fédérales et confédérales, qui nous vendent le « dialogue social » et la collaboration de classe à longueur de temps, n’ont plus « de grain à moudre », elles sont maintenant dos au mur, la possibilité de les déborder est réelle, en particulier chez la jeunesse !

Il se prend pour Zeus, mais comme son ami Trump, Macron peut tomber sur terre et la lutte de classe peut l’aplatir…