26 ans après la chute du mur de Berlin, les interventions militaires impérialistes en Syrie. Édito de l’Internationaliste 157

Non contents de fermer les frontières aux réfugiés, alors que ces derniers fuient en masse des zones ravagées par les interventions militaires impérialistes, les gouvernements de l’Union Européenne, et en particulier Hollande, ont décidé, au nom de la lutte contre Daech, de s’aligner sur la politique d’Obama et de laisser faire la Russie et l’Iran. Ainsi, aujourd’hui, la présence de soldats iraniens et russes en Syrie est avérée.

Drôle d’alliance que celle de la bourgeoisie russe orthodoxe (rappelons que l’Église orthodoxe a qualifié « de sainte » l’intervention en Syrie !), de la République Islamique d’Iran et du grand « Satan » (pour reprendre le terme officiel de la police religieuse d’Iran, les bassidji, pour parler des États-Unis). Qui osera encore soutenir la politique et les frappes de la Russie et Al Assad au nom de la lutte anti-impérialiste ou contre Daech ?

Ainsi, 26 ans après la chute du mur de Berlin, cette coalition pro-impérialiste, au-delà des postures doctrinales, religieuses, et autres frictions verbales, démontre qu’une page de l’histoire est définitivement tournée. La bourgeoisie russe, comme en Ukraine, est prête à tout pour défendre ses intérêts et ses parts de marché, tout comme la bourgeoisie d’Iran.

Plus que de mettre fin à la dictature d’Al Assad, il s’agit donc bien, pour les uns et les autres, d’écraser définitivement la révolution syrienne – et la révolution arabe – et ses brigades indépendantes, afin de préserver coûte que coûte leurs intérêts et le système d’oppression capitaliste.

De l’argent pour l’éducation, la santé, les retraites, pas pour la guerre !

Quant au gouvernement Hollande-Valls-Macron, il se sert, depuis les attentats contre Charlie Hebdo, du prétexte de la lutte contre le terrorisme pour instaurer le plan Vigipirate et déverser un discours nationaliste, au nom de l’unité nationale, afin de contrôler toute explosion sociale à venir.

En même temps, il intensifie – avec la complicité des directions syndicales – sa politique de privatisations et de libéralisation du marché du travail. Ce que l’on appelle en jargon journalistique « l’ubérisation de la société », c’est là le principal objectif de la remise en cause du statut de fonctionnaire et du code du travail.

Que ce soit en France ou en Syrie, ce gouvernement défend d’abord et avant tout les intérêts de la bourgeoisie française. Ainsi, en plus de nous faire payer la crise, il faudrait financer les interventions militaires impérialistes de la France !

Ce gouvernement peut vraiment se vanter d’être un gouvernement de combat contre les travailleurs et les jeunes, qu’ils soient d’ici ou d’ailleurs. C’est pourquoi nous appelons aussi à participer à la manifestation de dimanche 4 octobre en solidarité avec TOUS les réfugiés !

Le rejet profond de la politique de Hollande-Valls-Macron, qui s’exprime dans la multiplication et le durcissement des luttes, mais aussi dans la solidarité avec les réfugiés, nous rappelle que les travailleurs sont prêts à le combattre !

C’est de tout cela dont nous pourrons débattre, lors de la réunion publique qui se tiendra à l’université de Nanterre le mercredi 7 octobre, dans le cadre de la semaine de solidarité internationale avec la révolution syrienne issue de l’appel d’Istanbul.

Car pour nous, il s’agit de comprendre pour s’organiser et combattre, alors rejoignez le GSI-UIT-QI !

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