Face à l’extrême droite, unité et mobilisation

Déclaration des jeunes du MCI, Paris, le 03 juin.

Photo farouk, Paris 1 Mai le Collectif Unitaire Pour la Justice Sociale

Déclaration des jeunes du MCI, Paris, le 03 juin.

Pour faire passer en force tout son programme pro-capitaliste, et pour réprimer toute mobilisation indépendante, le gouvernement multiplie les réformes ultra-réactionnaires.

En reprenant à son compte le programme sécuritaire et raciste qui fait le terreau de l’extrême droite, il remet aujourd’hui en cause toutes nos libertés fondamentales.

On voit aujourd’hui passer dans la loi tout un arsenal législatif répressif, parmi lequel la possibilité de dissoudre une association (et même un syndicat !), le renforcement des prérogatives conférées à la police, la surveillance de masse et le fichage de la population.

Ces réformes accompagnent la politique pro-capitaliste de privatisation des services publics que le gouvernement Macron impose violemment aux travailleurs et aux jeunes depuis le début de son mandat. Il s’agit de criminaliser les manifestations, les mouvements sociaux, les grèves à venir.

Cette politique ne saurait être combattue par un énième front électoral. Le régime de la Vème République, est à chaque nouveau mandat de plus en plus réactionnaire, de plus en plus bonapartiste.

Certains, qui appelaient à « faire barrage au Front National » par les urnes en 2017, ont perdu toute crédibilité en participant au rassemblement des policiers devant l’assemblée nationale, le 19 mai aux côtés de G. Darmanin. Cette présence est inquiétante, et montre une pénétration des idées réactionnaires au sein des partis qui se disent de « gauche » .

Partout dans le monde, les gouvernements réactionnaires sont ébranlés par la mobilisation des masses. Aux États-Unis, D. Trump a été chassé par la mobilisation historique des travailleurs et de la jeunesse américaine, qui ont pris une ampleur inédite lors des manifestations massives du mouvement BLM (Black Lives Matters). Voilà l’exemple à suivre !

Comme nous l’avons vu récemment en Colombie, en Birmanie, ou récemment par la mobilisation mondiale en soutien au peuple palestinien contre la politique criminelle de Netanyahu, seule la révolte, la manifestation et la grève permettent de mettre à bas les régimes les plus autoritaires.

Dès maintenant, sans attendre 2022, unité et mobilisation contre le gouvernement Macron et sa politique ultra-réactionnaire.